La Maison Janvier aujourd'hui
  
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      Histoire

      4 chambres
      aux 4 vents :

        "Autan"    "Mistral"
        "Zéphyr"    "Alizé"

      1 gîte 3 pièces
      (1-7 personnes) :
      "chez Nanou
       et Serge",        chambres

        "Africa"    "Zen"

      1 gîte 2 pièces
      (1-5 personnes) :
      "La Maison à Zoé"

    1 studio
      (1-4 personnes) :
      "Sirocco"

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LA MAISON JANVIER

4 place de l'église
72160 Thorigné-sur-Dué (France) 

06 73 23 71 40

4 chambres d'hôtes 
3 gîtes

La Maison Janvier en 1909

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UN PEU D'HISTOIRE

Elle nous fait remonter le temps :
- vers l'aventure du chanvre dans le Maine au 19ème siècle avec Henri Janvier,
  (il nous emmène aussi faire un petit tour dans les expositions universelles)
- vers les guerres révolutionnaires et napoléoniennes, avec Pierre-Jean Lagniel.

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La Maison Janvier a été construite vers 1855 par Henri Janvier et Mathilde Lagniel, ancêtres directs de Béa et Nanou. C'est donc une "maison de famille" pour elles comme pour tous les autres descendants d'Henri et Mathilde.

Tous deux sont nés à Thorigné
( en 1825 et 1824 ).
       

Leurs portraits sont des daguerréotypes qui datent
d'environ 1853 - étant donné
l'âge apparent de leur fils
Anatole - et donc de très peu
de temps avant la construction
de la Maison.



*
Henri Janvier avait ses racines à Thorigné et dans les villages proches. On trouve son arrière grand père, Jean Baptiste Cohin, et son grand père, Louis Janvier, parmi les membres du conseil municipal de Thorigné, en 1793-1795, pendant la Révolution.

Son père, Jacques Janvier, était marchand. Il a notamment été cirier (il vendait des bougies aux particuliers et des cierges aux églises). Sa mère Françoise était une des filles de Thomas Cohin, aubergiste à l’ « Auberge de l’Etoile » de Thorigné.

Beaucoup de membres de sa famille étaient cultivateurs à Thorigné : son frère occupait la ferme de Sasnières, un oncle celle de la Chéquinière, un cousin celle de Cardun ...

Comme la plupart des cultivateurs de l'époque, ils produisaient surtout du chanvre et étaient aussi tisserands. De nombreux métiers à tisser occupaient les caves des maisons.


En ce qui concerne Henri, il se convertit entièrement au négoce des toiles puis à l'industrie naissante du textile. D’abord contremaître, il collectait les travaux de filature et tissage des tisserands de Thorigné et des villages alentours.

Il travaillait pour Louis Antoine Bary (dit Eugène), marchand de toiles à la Ferté Bernard, à qui il fournissait ces produits textiles. Il fit partie de l’aventure quand Bary reprit la filature fertoise du Foulon et lorsqu'il créa sa propre usine au Mans en 1855, en association avec un commanditaire lillois, Henri Boutry-Van-Isselsteyn. Celui-ci avait lui aussi des usines textiles, dans le Nord et en Belgique.

La société "Bary jeune & Cie" a présenté ses produits aux expositions universelles, de Londres en 1862 et de Paris en 1867 et 1878, dans la catégorie "fils et tissus de chanvre et lin". Elle y fut récompensée ainsi qu'Henri, médaille de bronze à titre individuel.

Au décès de Bary en 1883, Eugène Lecomte étant son neveu et héritier, Henri prend des parts dans la société qui devient "Lecomte-Bary Janvier & Cie" puis en 1886, au décès de Lecomte, "Janvier Père et Fils & Cie". Elle obtint deux médailles d'or à Paris en 1889 (l'année de la Tour Eiffel). Le "& Cie" c'est toujours notre commanditaire lillois Henri Boutry. Quant au "Fils", c'est Anatole, le petit garçon que nous avons vu plus haut sur le daguerréotype. Il prit la direction seul en 1891 et obtint aussi une médaille d'or à Paris en 1900.






Les usines du Mans comprenaient une blanchisserie et une usine de cordages, près de l’Huisne à Pontlieue, une usine de filature et tissage rue du Bourg Belé au Mans (il y a maintenant une rue et une résidence Bary à la place de l'ancienne usine).

Eugène Bary




Henri Janvier


Henri habitait alors au Mans où il fut conseiller municipal. Très attaché à Thorigné, il y prit sa retraite, dans la Maison Janvier, jusqu’à son décès en 1907, à 81 ans.

*
Mathilde Lagniel était originaire du Calvados par son père et de la Sarthe par sa mère.

Son père, Pierre-Jean Lagniel, né à Cresserons en 1773 eut un destin peu commun et fut maire de Thorigné de 1840 à 1844.


Engagé en 1791, à 18 ans, dans les armées de la Révolution, comme soldat, il devint capitaine de grenadiers au 40ème régiment d’infanterie de ligne de Napoléon.


La devise du régiment : "Je meurs ou je m'accroche".
Sa mascotte : le célèbre chien Moustache.

Pierre-Jean fut blessé 4 fois aux 4 coins de l’Europe :
- en 1793, au siège de Valenciennes (Nord de la France)
- en 1800, au passage du Mincio (Italie),
- en 1805, à Austerlitz (Autriche) :
  c’est ce jour là qu’il fut nommé lieutenant,
- en 1809, à Ocaña (Espagne),

Il a été décoré en 1806 de la Légion d’honneur qui venait d'être créée en 1802.



Il quitta l’armée en 1810 à 37 ans et vint s’installer d’abord au Mans où il épousa en 1811 une jeune mancelle (Françoise Constantin). Ils auront 6 enfants. Les 3 derniers, dont Mathilde, sont nés à Thorigné. Capitaine retraité, il fut juge au "tribunal spécial de la Sarthe" et percepteur des contributions directes pour les communes de Thorigné et St Michel de Chavaignes. C'est à ce titre qu'il s’installa à Thorigné en 1812, dans une maison de la rue Basse. Il ne devait pas être trop désagréable en tant que percepteur puisqu’il devint maire en 1840. Il était en fonction au moment de son décès en 1844, à 71 ans.


Pierre-Jean ayant été décoré de la Légion d'Honneur, sa fille Mathilde partit faire ses études à la "Maison d’éducation de la Légion d’Honneur" de Saint Denis, à côté de Paris. Ces maisons avaient été fondées en 1805 par Napoléon pour les jeunes filles des médaillés.


Elle épousa en 1845, à Thorigné, Henri Janvier avec lequel elle aura 3 enfants.

Elle aussi finit ses jours dans la Maison Janvier de Thorigné jusqu’à son décès en 1917, à 93 ans, 10 ans après Henri.

Ses petits fils participaient alors à la 1ère guerre mondiale. L'un d'entre eux, René Bignon, le mari de sa petite fille Madeleine Germain, notaire en temps de paix, y fut un lieutenant très décoré et plusieurs fois blessé. Cela ne les empêchât pas d'avoir 6 enfants, qui passaient tous les étés dans la Maison et son jardin. C'était pour eux le Paradis …


Mathilde Lagniel


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